Lorsque l’on débute en tant que jardinier en herbe et que l’on se renseigne sur des sites e-commerce, des livres, des blogs ont tombe très vite face à un vocabulaire nouveau que l’on avait déjà entendu dans la bouche de nos aînés sans trop se pencher sur la signification de ceux-ci.

Aujourd’hui nous allons donc faire un petit tour d’horizon de ce vocabulaire bien spécifique et en profiter pour vous faire une introduction sur les différentes formes de reproductions des plantes.

 

Les organes reproducteur des plantes à fleurs

 

Suite à de nombreuses évolutions depuis leur apparition, de nombreuses plantes ont adopté le système de reproduction par pollinisation. Nous entrerons dans le détails des différents types de pollinisations dans le chapitre suivant. Avant cela, découvrons les différentes parties d’une fleur comme on a pu l’étudier à l’école. Vous verrez ensuite que ce schéma n’est pas la norme, mais il permet de comprendre le vocabulaire.

Les fleurs (sur le schéma, hermaphrodite) sont composées d’organe mâle et femelle. Le Pistil est la partie femelle et l’étamine la partie mâle.
Le Pistil est composé d’un stigmate qui va recevoir le pollen. Le stigmate est relié à l’ovaire par le style.
L’étamine est composée de L’anthère qui est recouvert de pollen et qui se trouve au bout du filet.
Vous retrouvez en blanc les pétales de la fleur et sous les pétales, les sépales.

 

Les différents genres de plantes à fleurs

 

⋅ Les unisexués

La plante est soit un pied qui n’a que des fleurs mâles, soit un pied qui n’a que des fleurs femelles. On appelle ces plantes Dioïques.

⋅ Les bisexués

Ces plantes ont les deux sexes en même temps :

– Hermaphrodite : La fleur de cette plante contient à la fois un pistil et des étamines côte à côte. Il s’agit de la grande majorité des plantes.

– Monoïque : La plante possède des fleurs mâles et des fleurs femelles. Les organes reproducteurs sont dans des fleurs différentes.

 

Les différentes façons de se reproduire des plantes à fleur

 

⋅ Allogame

Les plantes allogames ont besoin de deux pieds différents de la même race (qui ne sont pas des clones) pour se reproduire, ce qui permet un brassage génétique plus important. Les plantes qui naitront des graines des deux parents seront un brassage génétique nouveau.

Reproduction allogame (Hermaphrodite)

Reproduction allogame (Dioïque et Monoïque)

⋅ Autogame

Les plantes autogames peuvent se reproduire par elles-mêmes. La fécondation se fait dans une fleur par autofécondation, seule sans autres fleurs et même parfois sans aide aucune.
La plante est à la fois le père et la mère des graines. Il y a donc très peu d’évolution génétique d’une plante mère à sa fille. Il s’agit souvent dans la nature d’une solution de repli pour la plante dans le cas où elle n’a pas réussi à se reproduire par pollinisation croisée.

Pour ce faire, la plante possèdent des organes mâles et femelle proches (plante hermaphrodite) confinés dans une fleur. Soit la fleur est fécondée avant de s’ouvrir, soit elle l’est avant sa mort.
En effet, si elle n’est pas pollinisée, avec le temps, la fleur se fane et le pistil ainsi que les étamines entrent en contact.
Il y a même des fleurs, les cleistogames qui ne s’ouvrent jamais. Soit la fleur fane et les organes se touchent, soit le pollen tombe sur les stigmates. Les cleistogames sont majoritaires chez les plantes à autofécondation.

Les fruits se développent moins bien qu’en pollinisation croisée et possèdent moins de graines. Ces fruits sont moins lourd et moins riche en sucres et acides selon le livre l’ABC de la pollinisation de Vincent Albouy.

⋅ Autofertile

L’autofertilité, à ne pas confondre avec l’autofécondation, est le fait qu’une plante puisse se faire féconder son pistil par le pollen d’une autre fleur de son pied. Dans ce cas, la plante autofertile arrive, contrairement aux autofécondées, à développer en nombre des fruits ou des graines bien formés après avoir été fécondée.

⋅ Apomictique

Ces plantes sont bien particulières, elles n’ont pas besoin d’être fécondées pour produire des graines. En effet elles se multiplient par division de la cellule femelle, les semences de ces plantes sont des clones de la mère. Les organes mâles de ces plantes ne servent pas.

⋅ Parthénocarpique

Dans ce cas la plante donne des fruits sans avoir été fécondée, mais le fruit ne possède pas de graines. C’est le cas de certaines clémentines, figues, bananes, …

 

Les différentes façons de disséminer le pollen

 

Comme le dit si bien le livre Le verger bio de a. N. Pontoppidan ; Madame et monsieur ne peuvent (parfois) se déplacer l’un vers l’autre. Il faut donc pour que la fécondation ait lieu, user de stratagèmes afin qu’un grain de pollen portant des spermatozoïdes puisse rencontrer le pistil dans lequel se trouve le(s) ovules(s). Il existe plusieurs stratagèmes naturels.

⋅ Anémophile (qui aime le vent)

Certaines plantes lâchent leur pollen au gré des vents qui par chance amènent ou non celui-ci jusqu’à l’organe femelle d’une autre plante. Il faut de grandes quantités de pollen pour réussir la reproduction entre deux plantes et de nombreux grains de pollen se perdent. Ces plantes vivent souvent dans des régions tempérées où la chute des feuilles en hiver permet une bonne circulation de l’air. Le noisetier, le noyer et l’olivier procèdent de cette façon.

⋅ Entomophile (qui aime les insectes)

Ce procédé est plus élaboré. Certaines plantes attirent, par la couleur de leurs fleurs et leurs odeurs, des insectes qui entrent dans la fleur pour y butiner le nectar.

La plante est alors autofécondée par le simple fait que l’insecte visite la fleur, ce qui permet aux organes mâles et femelle de se toucher c’est l’autofécondation.
Ou alors l’insecte doit visiter plusieurs fleurs. En échange du nectar, l’insecte recouvert de pollen transporte celui-ci sans y faire attention jusqu’à la fleur suivante. Certaines plantes sont autostériles afin d’éviter une autofécondation lors de la visite de ses différentes fleurs (ces dernières ont en effet besoin d’être reproduites avec une autre plante d’une même variété). Les organes mâles et femelles ne peuvent alors pas se reproduire ensemble ou la plante peut s’arranger pour faire fructifier ses parties mâle et femelle en décalé.

⋅ Ambophile

Les plantes entomophile peuvent également parfois se reproduire un peu avec le vent.

⋅ Pollinisation par les vertébrés

Comme pour la pollinisation avec les insectes, ça peut être un plus gros animal qui fait office de propagateur de pollen, par exemple le Colibri ou la chauve-souris.

L’homme peut décider de polliniser certains légumes afin d’éviter l’hybridation des cucurbitacées par exemple. Muni d’un pinceau il vient frotter l’étamine pour récolter le pollen, puis passe le pinceau sur le pistil de la fleur femelle voulue. Il referme ensuite les fleurs afin qu’aucun n’insecte ne puisse les visiter.

⋅ Sans aide

Certaines plantes arrivent à se reproduire seules par l’autofécondation dont nous parlons plus haut. C’est le cas des tomates par exemple, le pistil est les étamines sont dans la même fleur. Celle-ci est fermée et il arrive souvent que le pollen tombe de lui-même sur le pistil. Mais les bourdons peuvent aider en faisant vibrer la fleur.

 

 

Sources visuelles :

https://slideplayer.fr/slide/3708253/

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Pollinisation/pol1.htm